Indicible (suite)

L’on me souffle dans l’oreillette Le Petit Prince et le renard (merci Marion ^^) dont voici qqs extraits qui me parlent bien.

– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé. […]

– Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ? […]

– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… » […] Si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde… […] Si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. […]

– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. […] Si tu veux un ami, apprivoise-moi ! […]

– Que faut-il faire ? dit le Petit Prince.

– Il faut être patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près… Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. Les hommes ont oublié cette vérité, mais tu ne dois pas l’oublier. Les yeux sont aveugles. Il faut chercher avec le cœur.

 

Voilà : le langage est source de malentendus. On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux 😀

Publicités

Maurice Druon

Un jour, j’ai appris le décès de Maurice Druon. Je ne savais pas qu’il était lui aussi d’origine russe ni qu’il était le neveu de Kessel et co-auteur avec celui-ci des paroles françaises du Chant des Partisans.

J’insiste : co-auteur des paroles françaises et non co-auteur de ce chant comme je l’ai lu à divers endroits. Rendons à Anna Marly ce qui lui appartient : la musique et les paroles originales du Chant des Partisans sont de Anna Marly.

Par contre, je me souvenais que Maurice Druon était l’auteur des Rois Maudits, que j’ai dévorés au cours d’une de mes premières années de fac. J’aime relire les livres et pourtant je n’ai jamais relus ceux-ci. Je serais tentée de dire que c’est un peu trop long mais ce serait faire preuve de mauvaise foi ! Je suis prête à parier qu’il n’y a pas plus de pages dans les sept tomes des Rois Maudits que dans les sept tomes de Harry Potter en anglais . Ou, en tous cas, que je relirais plus rapidement les uns que les autres. Or je ne me suis pas privée de relire plusieurs fois les milliers de pages des aventures du petit sorcier…

La vraie raison est plutôt sans doute que cette longue et passionnante histoire des rois de France du XIVè siècle est quand même extrêmement cruelle, que je n’ai toujours pas oublié certains passages et que je ne me sens pas le courage de refaire face à toutes ces horreurs.

Mais pour moi, Maurice Druon était surtout et avant tout l’auteur de « Tistou les Pouces Verts » dont j’ai déjà parlé ici.

Requiescat in pace.