C’est en lisant qu’on devient liseron

N’est-ce pas ?

liseron

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Bonne année

Pas très original…

bonne année 2015Mais apparemment, ça l’est de souhaiter la bonne année avec une image printanière. Ici, les fleurs de pommier de la délicieuse variété ancienne Pomme d’Or ou Reinette dorée. Les pommes, petites, sont jaune vif, cireuses et surtout dotées d’un parfum très entêtant, presque envahissant quand j’en ai plusieurs dans la cuisine. Comme il est dit dans l’article, la floraison est abondante, et l’arbre donne très jeune. Celui-ci a en effet commencé à deux ou trois ans. Ces pommes se gardent plutôt bien, au frais dans le garage en demi-sous-sol.
Et puis avant de choisir cette image, j’avais trouvé celle-ci :

bonne année 2015Ce qui me plaisait, c’est que ces deux branches de pêcher forment le V de la victoire 🙂

Parce que je me sens assez optimiste, pour 2015, je ne sais pas pourquoi, et je ne suis pas la seule. On verra bien…

Fleurs de lys

L’année dernière, au cours de dessin nous avons fait de l’aquarelle, je m’améliore (ce n’était pas difficile de faire pire :D) et j’étais contente de celle-là, un bouquet de fleurs de lys blanches, c’est difficile de rendre le blanc, surtout quand il n’y a que ça, mais c’est aussi ce qui est intéressant.

aquarelle fleurs de lys

Mes dessins d’iris

J’ai toujours aimé les iris, leur forme élégante, la couleur et le parfum acidulé des iris violets, et aussi les iris jaunes sauvages.

J’ai dessiné cet Iris germanica (l’iris violet des jardins) en mai 1981, quelques jours avant une élection présidentielle restée fameuse dans les mémoires, du moins dans celles des jeunes de l’époque qui, comme moi, votaient pour la première fois de leur vie, à 18 ans tout juste (certain-e-s d’entre nous ont eu le plaisir un peu pervers de voter contre celui qui leur avait donné le droit de vote, jusque là octroyé à partir de 21 ans…)

Iris germanica

Je me souviens y avoir consacré beaucoup de temps, sur mon petit bureau dans ma petite chambre de Cité U, du temps pendant lequel j’étais comme coupée du monde extérieur et de ses duretés, suspendue hors du temps, toute imprégnée de la beauté de cette magnifique fleur juste éclose.

Deux ans plus tard, j’ai dessiné cet Iris pseudacorus, iris sauvage qui pousse le long des ruisseaux. Celui-ci est plus fin, d’un beau jaune d’or. Malheureusement pour celles et ceux qui n’ont pas de ruisseau devant chez eux, il ne tient pas du tout en vase, il faut accepter de l’admirer dehors et renoncer à le ramener chez soi. Iris pseudacorus

Il existe un troisième iris, Iris foetidissima, que j’aime beaucoup aussi mais qui est très discret, assez difficile à trouver, à l’époque je ne le connaissais pas. Je n’ai jamais réussi non plus à le photographier. Par contre, j’ai vu assez souvent ses graines, rouge vif, très jolies et bien visibles en hiver, au milieu de la touffe de feuilles bien vertes et luisantes dans la grisaille de l’époque.

C’est marrant, j’avais des notes assez quelconques en cours de dessin…

Le jaune

En réponse amicale à mon ami questionneur sans fin qui a publié ses photos en jaune ici.

Pour commencer, une thomise jaune (Misumena vatia) sur une belle orchidée dont je n’ai pas cherché le nom.

Habituellement, les thomises prennent la couleur de la fleur qui les dissimule, celle-ci devait être daltonienne !

Une feuille d’orme jaune en automne à contrejour.

Un escargot Cepaea nemoralis jaune faisant sa sieste sur un tronc d’orme.

Encore un contrejour comme je les aime, les fleurs de l’orchis homme-pendu (Orchis anthropophora). Etonnant, cette ribambelle de petits bonshommes, non ?

Une vieille photo que j’aimais bien, le rhinanthe crête de coq (Rhinanthus alectorolophus). (techniquement, elle a mal vieilli :()

Tiens, un insecte pour changer, l’ascalaphe, qui aime les coteaux calcaires ensoleillés, je la trouve très belle.

Encore un adepte du plein soleil, le millepertuis, ici avec Trichodes alvearius. Le millepertuis doit son nom aux nombreux petits trous (qu’on appelait pertuis autrefois) qu’on aperçoit au bord de ses pétales mais aussi sur ses feuilles.

Jaune paille, les petites fleurs de la laitue !

Un bouquet de jonquilles du jardin, dans un vase bleu.

Jaune poussin, l’urosperme de Daléchamps, une Asteracée qui apprécie les coteaux calcaires et fleurit en été.

Jaune vif, Sternbergia lutea, qui fleurit en septembre.

Et pour finir, le tournesol. J’ai une tendresse particulière pour cette plante qui m’a accompagnée durant quatre ans.

Le bleu

En remerciement de l’article sur le vert de mon ami questionneur sans fin… ici Bleu intense du ciel de la Vanoise en 1983 :

Bleu soutenu de la gentiane à larges feuilles : Bleu léger de l’ancolie : Bleu moiré de l’argus bleu-céleste :

Bleu métallisé du mâle de la demoiselle Calopteryx virgo : Bleu bien bleu, comme le Coenagrion mercuriale : Ou bleu-gris comme les yeux de l’Onychogomphus uncatus : Et bleu délavé des volets de la maison où vécurent Braque et Picasso, à Céret (66) :

Et le bleu-violet du chardon bleu qui pousse dans la Drôme !

Tant de bleus ! Depuis que j’ai écrit cet article, je ne cesse de retrouver des photos de ciel bleu, de fleurs bleues, d’insectes bleus… Bleu comme le blues qui m’habite parfois…